Chacun se souvient, avec un mélange de honte et de colère, du pitoyable bicentenaire que nous offrirent les pouvoirs publics, en 2005, à l’occasion de la commémoration de la plus grande bataille de Napoléon. Parler de « service minimum » pour qualifier cette fantomatique célébration de l’un des événements les plus importants et les plus glorieux de notre histoire militaire reste charitable et, le moins qu’on puisse dire, c’est que nos dirigeants politiques, de quelque bord que ce soit d’ailleurs, ne se sont pas, pour le coup, couverts de gloire.
Les raisons d’une telle discrétion, qui perdure encore aujourd’hui, tiennent vraisemblablement à ce mélange détestable de pusillanimité, de mépris pour la chose militaire et de panique vis-à-vis du politiquement correct qui fit que les bons esprits de notre temps se répandaient alors sur tous les plateaux pour fustiger l’Ogre et ses méfaits. La détestation de soi-même qui mine les fondements de notre Nation et sape les efforts de ceux qui voudraient la voir, ne serait ce qu’une journée, retrouver une fierté profitable à tous put, à cette occasion, faire la preuve éclatante de son influence malveillante.
Nous savons tous combien il est bon qu’un pays en vienne à dénigrer sa propre histoire au point d’en nier les aspects les plus grandioses et quelles conséquences positives un tel aveuglement intellectuel a sur la conscience collective. Une attitude qui (voir le billet précédent) montre chaque jour ses bienfaits !
Qu’on me permette, à l’occasion de ce 202éme anniversaire, de botter ici vigoureusement le trop tendre derrière de ses fossoyeurs de l’Histoire nationale et d’afficher clairement et ouvertement mon admiration pour le génie de l’Empereur et le courage de ses subordonnées, des artilleurs aux fantassins, des cavaliers aux sapeurs, des maréchaux aux troupiers.
Peu de batailles dans l’histoire du monde, et probablement aucune dans l’histoire moderne, ne porte autant la marque de l’ingéniosité tactique, du courage physique, de l’audace, de la discipline et de l’allant d’une troupe menée par un esprit supérieur et inspiré que celle qui opposa les trois Empereurs sur le plateau de Pratzen. Faut il que nous soyons tous devenus bien aveugles à ses valeurs éternelles qui nous ont fait remporter ce jour là la victoire et bien ingrats pour oublier les héros qui se battirent alors !
Mais baste ! Laissons les pleureuses et autres esprits chagrins qui se plaisent à tous nous rouler quotidiennement dans les cendres imaginaires de je ne sais quelle indélébile tare nationale et célébrons dignement, dans le respect de ceux qui reposent, la victoire d’Austerlitz !
Souvenons nous des Davout, des Soult, des Lannes, du sublime Murat et de tous ces hommes qui ont tant fait pour la France, sa survie, son indépendance et sa gloire ! Levons nos verres, ce dimanche, en l’honneur de ceux à qui Napoléon proclama, après la victoire :
Mon peuple vous recevra avec joie et il vous suffira de dire, « j’étais à la bataille d’Austerlitz » pour que l’on réponde « voilà un brave ! ».
Conjurons ces glorieux fantômes pour exaucer la promesse de l’Empereur et, à leur arrivée, exclamons nous tous, sans honte ni arrière pensées :
Voila des braves !














1 commentaires:
Je n'ai pas vraiment d'admiration pour Napoleon, en tout cas sur le plan politique.
Ce personnage a surtout pour moi parachevé le desastre integral qu'était le revolution.L'echec de Napoleon nous a durablement abaissés sur la scene internationale.Le style aura beau être glorieux, le fond reste un échec sans appel.
Enfin, je ne voudrais pas gacher la fête.Honorons donc tout de même la mémoire d'un des plus grand génie militaire de tout les temps.
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